Dans notre société, on accorde malheureusement peu de place à l’épreuve du deuil. Nous sommes pourtant tous confrontés un jour ou l’autre à vivre une situation de deuil que ce soit suite à la perte d’un être cher, ou bien suite à un échec sentimental, professionnel, personnel ou encore face à une grave maladie.

Passé le choc du début, nous sommes souvent amenés très vite à ne plus pouvoir exprimer notre chagrin or il est important de pouvoir s’accorder le droit de pleurer, de crier aussi fort et longtemps que l’on en a besoin.

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Cette émotion est plus que nécessaire et vitale car pour revenir à la vie, “il faut aller à travers le chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer”, affirme la psychanalyste Marie Frédérique Bacqué.

En tant qu’art-thérapeute, j’accompagne ce travail de deuil créativement en permettant à la personne de trouver le chemin et le rituel idéal qui puisse l’aider à apaiser sa souffrance pour laisser petit à petit la vie reprendre son cours.

Objectifs :

. S’autoriser à vivre pleinement son deuil
. Apprendre à vivre avec le manque
. Réinventer ses envies
. Remettre de la couleur dans sa vie

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »
Khalil Gibran

Un deuil particulier : le deuil de la maternité

J’ai traversé de nombreuses tempêtes et différents deuils successifs : du deuil du bébé qui n’a pas été à terme (deuil périnatal : arrêt de grossesse, fausse couche) au renoncement de toute maternité possible avec l’ablation de plusieurs de mes organes (utérus, trompes, ovaire) avec la récidive de l’endométriose, maladie gynécologique dont je suis atteinte.

Retrouvez ici quelques extraits de mon témoignage parmi toutes ces femmes qui ont connu ce parcours douloureux et qui cherchent à briser le silence en témoignant de leur reconstruction.

Alors que la « PMA pour toutes » est « omniprésente dans les médias », les échecs de la technique « restent dans l’ombre ». Or la procréation médicalement assistée « ne permet qu’à un couple infertile sur deux de devenir parent » : « une réalité ignorée dans une époque qui préfère se pencher sur le berceau des ‘bébés miracles’ de célébrités proches de la cinquantaine ».

Cinquante à soixante pour cent de couples infertiles « se retrouvent avec un berceau vide » à l’issu d’un processus de PMA. Un chiffre « approximatif » donné par l’agence de biomédecine. Un pourcentage non négligeable. Pourtant, « la PMA sans enfant » est un « vrai tabou ». Lorsqu’un couple s’engage dans un parcours de PMA, « c’est un risque qui n’est quasiment pas envisagé. Personne n’ose évoquer le sujet du renoncement, le moment où l’on prend conscience que l’on ne sera pas parent », explique Ludivine. Après dix ans de tentatives infructueuses à essayer de devenir mère, cette quadragénaire a décidé de raconter son « épopée » qui s’est achevée avec un deuil, celui de la maternité sur son blog. Son initiative, pionnière en France, est venue combler un vide sur ce sujet douloureux. Contrairement aux forums de discussion « très bisounours », elle travaille à « créer un espace de dialogue et de soutien en ligne » et à « lancer des pistes de réflexion sur la vie sans enfants ».

Sources : Le Figaro, Agnès Leclair (19/09/2018)

Retrouvez également mes autres témoignages dans les médias.

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