Rituel annuel pour défier le biais de négativité

En 2018 je vous proposais de tester dès la nouvelle année un petit rituel (que vous pouvez voir ci-dessous ou plus en détail ici) afin que l’année écoulée puisse être savourée à l’heure du bilan.

Aujourd’hui 1 an après, bien que je n’ai pas toujours régulièrement pris le temps de remplir notre contenant j’ai pu découvrir notre récolte et réaliser que l’année bien qu’elle fut remuante et parfois douloureuse, était riche en heureux événements :

Quel intérêt y-a-t-il à faire ce rituel ?

Le cerveau a une tendance naturelle à capter et à s’arrêter sur les mauvaises nouvelles et à produire des pensées négatives comme l’explique très bien cet article dont voici quelques extraits :

Notre cerveau semble « préférer » les informations négatives aux positives. C’est ce que les psychologues appellent le « biais de négativité » : il pèse lourdement sur nos prises de décisions et nos jugements. Les racines de ce phénomène sont très anciennes : en milieu hostile, ou face à des situations douloureuses ou dangereuses, le fait que le cerveau mémorise en priorité les données négatives, et que cette tendance imprègne l’ensemble de la situation, est un mécanisme qui permet de prendre les bonnes décisions et de sauver des vies, notamment lorsqu’il faut se protéger, fuir ou combattre.

La force des émotions et des événements négatifs se manifeste dans différents contextes : dans la vie de tous les jours, suite à un traumatisme ou même à une mauvaise nouvelle, avec notre entourage, lorsque nous nous remémorons davantage les heurts que les moments heureux ; sur les réseaux sociaux si nous sommes blessés par une remarque, ou encore lorsque nous apprenons de nouvelles choses et subissons des échecs. Les émotions négatives, les mauvaises attitudes de nos parents, les remarques désagréables de nos collègues ont un impact bien plus important sur notre façon d’être que leurs équivalents positifs.

Cependant cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas travailler à améliorer sa vie. Ce rituel permet justement de faire apprendre à notre cerveau à développer la gratitude.

Selon le dictionnaire Larousse, la gratitude est la : « Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur ».

Bien que je sois contre la tyrannie de la positivité comme je l’expliquais ici :

De la dictature du bonheur au déni de la réalité

Il me semble primordial de prendre conscience des choses positives qui se produisent dans notre existence pour apprendre à relativiser malgré les épreuves de vie. Le bonheur se crée et s’exerce au quotidien. En effet plusieurs études scientifiques menées ces dernières années, ont montré que, l’âge avançant, nous aurions tendance à développer le biais inverse, c’est-à-dire à voir davantage le positif que le négatif.

Le fait de développer sa gratitude a par ailleurs un effet mesurable sur le bien-être et la satisfaction dans la vie d’une manière générale (Wood, Froh & Geraghty, 2010).

S’entraîner ainsi à exprimer sa gratitude a de nombreuses conséquences bénéfiques sur  :
La santé physique (renforcement du système immunitaire, meilleur sommeil)
La santé mentale (plus d’émotions positives, plus d’optimisme et plus de bonheur)
Les relations sociales.

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