Parchemine, espace de création en art-thérapie face aux épreuves de vie

Quand on se trouve confrontés aux différentes épreuves de vie quelles qu’elles soient, la première impression est d’être pris dans un tourbillon sans fin comme si l’issue nous semblait impossible à atteindre. L’on est seul face à soi-même et à ses peurs qu’il faut affronter.

Chaque personne va être amenée à chercher en soi les ressources nécessaires pour surmonter ses difficultés car nous avons tous en nous des forces insoupçonnées que les épreuves nous apprennent à découvrir.

Résultat de recherche d'images pour "seneque pluie"En tant qu’art-thérapeute, ma préoccupation est d’amener petit à petit la personne à découvrir ses possibilités et à accepter sa singularité à travers la création artistique ; tout en lui proposant un cadre, un temps et un espace privilégié et sécurisé pour son cheminement dans la création.

Il s’agit de partir à la recherche de ses potentialités dans un espace de jeu où l’on peut s’exprimer sans jugement et où l’erreur est possible. Oser être soi-même : retrouver la partie la plus créatrice de sa personnalité, celle qui imagine, qui joue.

Du Jeu au Je, tel est le cheminement

« C’est en jouant, et seulement en jouant, que l’individu, enfant ou adulte, est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité entière. C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi.» D.W Winnicott, Jeu et réalité, l’espace potentiel.

Objectifs :

. Apprivoiser ses peurs
. Pouvoir donner du sens à l’insurmontable
. Accepter la situation sans en chercher le contrôle
. Intégrer les épreuves comme un art de vivre

 

Comment faire face à l’épreuve de la maladie ?

Faut-il faire la guerre à la maladie comme si c’était un ennemi à abattre ou ne faut-il pas plutôt accepter sa maladie pour mieux l’apprivoiser et essayer de cohabiter avec celle que l’on a renoncé à éradiquer ? 

Cette question que soulevait Raphaël ENTHOVEN m’a semblé dans mon cas très pertinente étant atteinte d’une maladie incurable dont on ne meurt pas mais qui est extrêmement invalidante. La philosophie apporte parfois des éléments de réponse que la science n’est pas toujours en mesure de fournir donc ne vaut-il mieux pas renoncer à guérir pour se réconcilier avec le corps souffrant dont on dispose désormais ?

« Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. […] Ce qui nous sauve, c’est de savoir que l’on ne peut pas guérir de ses blessures mais que l’on peut vivre avec, que l’on peut cohabiter avec elles sans qu’il y ait nécessairement de l’amertume. »

Petit Traité de l’abandon : Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose d’Alexandre Jollien

 

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