L’atelier ouvre ses portes à St Maur

L’atelier d’art-thérapie de Saint-Maur vient d’ouvrir ses portes pour accueillir en plus du distanciel en présentiel dans un nouvel espace créatif et psychique.

Je suis heureuse de pouvoir accompagner dans cette nouvelle bulle de douceur et de créativité.

De Colombes à Saint-Maur

 L’atelier poursuit son chemin…

L’auto-construction à été pour nous un véritable défi toutes ces années mais ce fut l’occasion de pouvoir panser nos plaies et de faire de notre deuil un lieu de lumière qui a été au delà de nos espérances.
 
J’ai pu y transmettre mes outils créatifs et accompagner les zones d’ombres des personnes qui sont venues s’y confier. Cette 1ère autoconstruction nous a confirmé que c’était notre chemin de recréer un espace de vie et de soutien dans les tempêtes de la vie.
 
Aujourd’hui nous repartons sur les routes de la construction dans un lieu bien plus grand lui aussi chargé d’histoire et de transmission.

Visite virtuelle de l’atelier

Cette année à défaut d’avoir pu faire ma porte ouverte avec la pandémie, je vous propose une visite virtuelle de l’atelier de Colombes à 360° où vous pouvez vous déplacer comme si vous y étiez :

Portes ouvertes atelier Parchemine

Dans le cadre des Portes Ouvertes d’ateliers d’art-thérapie en France organisées par la Fédération française des Arts Thérapeutes, venez découvrir mon atelier Parchemine et échanger entre 10h et 17H le dimanche 29 mars 2020.
Inscription uniquement par mail : contact@parchemine.fr (espace limité dans l’atelier)

Casser les codes pour encourager les personnes handicapées à accepter leur corps

Image associéeManon Bodeving

Avoir confiance en soi n’est pas chose facile pour tout le monde, encore moins lorsqu’on est différent. Des modèles handicapés, âgés de deux à 54 ans, ont posé pour le projet photo “Limb Difference Awareness“. Dirigé par l’agence britannique de modèles Zebedee Management, ce superbe shooting prône la confiance en son propre corps et l’acceptation de soi. Tous les modèles présentent la même différence : certains sont nés avec un membre manquant, d’autres ont été amputés.

Que leur différence soit congénitale ou non (cancer, méningite, diabète, accident, ex-vétéran), ces modèles veulent simplement pouvoir se tenir debout, avec ou sans leur prothèse. Aujourd’hui, la représentation positive est importante dans les arts, la mode ou les médias. Pourtant les modèles handicapés peuvent facilement compter le nombre de fois où ils ont été représentés. Ces photographies célèbrent l’amour de soi et l’acceptation de leur propre différence.

Il y a deux mois déjà, Zedebee Management avait réalisé un autre projet photo avec des modèles atteints du syndrome de Down, à l’occasion de la journée mondiale de la Trisomie 21. Saviez-vous qu’il y a 8 millions de personnes trisomiques et 30 millions de personnes amputées dans le monde ? En France, on compte environ 50 000 personnes touchées par le syndrome de Down et 40 000 amputées. Et vous, seriez-vous capable de participer à un shooting pour exposer votre différence au monde entier ?

Monty, Ashley, Daniel, Marleen, Mollie et Grace

Crédits : Zebedee Management

Chantelle, Jamie, Mark, Dan, Nancy, Andrew

Crédits : Zebedee Management

Jamie

Crédits : Zebedee Management

Chantelle

Crédits : Zebedee Management

Crédits : Zebedee Management

Dan

Crédits : Zebedee Management

Nancy

Crédits : Zebedee Management

Andrew

Crédits : Zebedee Management

Ashley

Crédits : Zebedee Management

Crédits : Zebedee Management

Daniel

Crédits : Zebedee Management

Monty

Crédits : Zebedee Management

Mark

Crédits : Zebedee Management

Mollie

Crédits : Zebedee Management

Crédits : Zebedee Management

Grace

Crédits : Zebedee Management

Marleen

Crédits : Zebedee Management

Kelsey, Kiryn, Daisy et Neisha

Crédits : Zebedee Management

Kelsey

Crédits : Zebedee Management

Kiryn

Crédits : Zebedee Management

Daisy

Crédits : Zebedee Management

Neisha

Crédits : Zebedee Management

George, Oakley et Albie

Crédits : Zebedee Management

George

Crédits : Zebedee Management

Oakley

Crédits : Zebedee Management

Albie

Crédits : Zebedee Management

Imaginé par : Zebedee Management
Source : boredpanda.com

Et je choisis de vivre

La quête de sens d’une mère qui a perdu son jeune fils donne naissance à “Et je choisis de vivre”, un film lumineux qui parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d’un nouvel élan de vie. Les spectateurs ne s’y trompent pas et se bousculent aux avant-premières. Sortie en salles le 5 juin.

L’Odyssée connaît rarement une telle affluence. Vendredi 3 mai, la mythique salle de cinéma strasbourgeoise était comble. Plus un fauteuil de libre, des spectateurs hâtivement installés sur des chaises pliantes rajoutées au dernier moment, d’autres assis sur les marches. Les moins chanceux ont dû rentrer chez eux, cachant mal leur frustration. Pourtant, pas d’Avengers : Endgame au programme. A l’affiche, un film beaucoup plus modeste, Et je choisis de vivre, bouleversant documentaire sur le deuil et la possibilité d’une résilience. Sa sortie en salles est prévue le 5 juin, mais déjà dans tous les cinémas où il a été programmé en avant-première, des centaines de spectateurs se pressent pour voir ce film qui fait du bien. Et chaque jour de nouvelles avant-premières s’ajoutent aux précédentes un peu partout en France.

Mettre des mots sur les maux

Singulière destinée pour un film né de la douleur d’un couple, Guillaume et Amande, confronté à la disparition de Gaspar, leur petit garçon, mort la veille de sa première année. Lui, taiseux, n’est qu’action pour tenter de tromper le manque viscéral de ce fils. Elle, a besoin de mettre des mots sur les maux, de trouver un sens à ce qui n’en a pas, et surtout d’espérer que la douleur puisse un jour s’adoucir, l’absence s’apprivoiser, et la vie retrouver un peu de sa saveur. Tout à cette attente, elle décide de partir à la rencontre d’autres parents qui ont perdu des enfants et sont parvenus à se reconstruire. Si eux y sont arrivés, pourquoi pas elle ? Et si leurs expériences, leurs témoignages, leur bienveillance l’aident, pourquoi n’en serait-il pas de même pour d’autres parents endeuillés ? Naissance de l’idée d’un film.

Amande enrôle dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey et un jeune producteur à l'énergie contagieuse, Damien Boyer.

Long cheminement

Sont enrôlés par Amande dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey, que les téléspectateurs de France 5 ont croisé dans la série documentaire Nus et culottés, et un jeune producteur à l’énergie contagieuse, Damien Boyer. Peu à peu, le scénario se précise. Puisque le deuil est un long cheminement, Amande s’embarquera pour une randonnée de plusieurs jours dans les montagnes de la Drôme, où elle vit, et rencontrera à chacune de ses étapes d’autres parents qui ont traversé cette épreuve et sont arrivés à se reconstruire. Reste à financer le film. Pas simple. Une après l’autre, les portes se ferment. Le deuil a beau être l’expérience de vie la plus partagée, l’évoquer reste encore trop souvent tabou. Alors en faire un film… Partout, le discours est le même : « Parler de la mort, qui plus est de la mort d’un enfant… Trop sombre, aucune chance de faire de l’audience. N’y pensez pas. » Et pourtant si, ils ne pensent qu’à ça. Alors, ils entament un tour de France pour présenter le projet lors de quinze conférences baptisées « Deuil et renaissance », et lancent en parallèle une opération de financement participatif. Un succès : deux mille donateurs répondent à l’appel, faisant de cette levée de fonds en ligne la deuxième plus importante pour un film après celle du documentaire Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Et je choisis de vivre
“Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants”

Gaspar est mort. Et je choisis de vivre peut voir le jour. Mieux qu’un hommage, le film est une leçon de vie, une œuvre lumineuse qui parle du deuil avec justesse et authenticité. Pas simplement du deuil de l’enfant, de tous les deuils, du deuil « universel ». Amande bouleverse en acceptant de mettre à nu sa douleur, son désarroi, ses questionnements les plus intimes. Chacune des rencontres avec les autres parents l’aide (nous aide) à comprendre la normalité de ce que ressent toute mère qui a perdu un enfant ; à mieux appréhender ce parcours chaotique qu’est le processus de deuil ; à ne pas oublier l’absolue valeur du moment présent ; et finalement à entrevoir la possibilité d’un apaisement, d’une reconstruction. Aucune vérité là-dedans, pas de kit de survie non plus, juste une addition d’expériences singulières, de témoignages vécus, comme autant de sources d’inspiration, de tuteurs de résilience envisageables.

Tout au long, le film fait preuve d’un subtil équilibre entre la puissance émotionnelle de chacune des rencontres, l’évolution intime d’Amande restituée en voix off, et de magnifiques plans sur les paysages de la Drôme, éclatants en plein été indien. Pas à pas, Amande, s’approche du sommet des Trois Becs, point d’arrivée de sa longue randonnée. Rencontre après rencontre, elle avance dans son cheminement intérieur. Les mots font sens et résonnent, l’invitant, elle, comme chaque spectateur, à une véritable introspection dont la clé sera donnée par une des mamans de rencontre : « Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants. »