La perte d’un enfant au cours de la grossesse ou autour de la naissance est une épreuve d’une infinie douleur.
La mort périnatale peut survenir, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en cours de grossesse, à la naissance ou durant les sept premiers jours de vie. Le deuil périnatal se singularise donc par le fait qu’il intervient à un moment qui était destiné à l’arrivée de la vie.
Ce n’est donc pas un deuil du passé mais celui de l’avenir, de la vie qui ne se déroulera pas. L’assimilation de la réalité du décès est compliquée par le fait que l’être perdu n’a pas (ou peu) été physiquement présent. Il n’y a donc pas d’absence remarquable, ni de souvenirs.
Un deuil tabou
Le deuil périnatal bien qu’il soit si tabou est un deuil à part entière mais reste encore assez peu pris en compte. Selon la croyance populaire, les parents se remettraient plus vite de la perte d’un bébé qu’ils ont peu ou pas connue.
Et pourtant… La peine ne se mesure pas au nombre de semaines ou au vécu du bébé, mais à la grandeur du rêve que portaient en eux ses parents.
Les parents qui perdent un bébé souffrent alors d’un manque de reconnaissance de leur statut. L’entourage, dérouté, renvoie souvent les parents très vite « dans la vie », alors que le rythme quotidien s’acharne à masquer l’épreuve intérieure qui se joue.
Ce deuil est éprouvant dans sa lenteur déconcertante : épuisant pour ceux qui le vivent, déroutant pour ceux qui en sont les témoins. Il prend parfois une dimension souterraine et silencieuse, il est alors extrêmement important qu’ils puissent connaître tous les moyens dont ils disposent pour faire reconnaître leur situation.
« Trouver un moyen de faire reconnaître la douleur, mais aussi de transmettre la mémoire de l’être disparu, permet aux parents de ne plus porter le deuil », explique Marie-José Soubieux, psychanalyste. Sans ce travail, les émotions restent emprisonnées, elles envahissent l’esprit et utilisent une grande partie de l’énergie des parents qui auront beaucoup de mal à réinvestir la vie paisiblement.
Encore faut-il pouvoir le faire exister dans le réel. Pour accepter de perdre leur bébé et s’en séparer, les parents doivent d’abord avoir pu le faire exister. Il importe d’individualiser et personnaliser les rituels d’accompagnement selon les repères culturels, familiaux ou moraux des parents afin de trouver son propre rite et de laisser une trace indélébile de son existence si brève qu’elle ait été.
L’art-thérapie pour donner forme à l’indicible
Parfois, face au traumatisme, les mots manquent ou s’avèrent insuffisants pour exprimer l’intensité de ce vécu.
Dans le cadre du deuil périnatal, l’art-thérapie offre de précieux repères :
- Donner une forme au non-verbal : Exprimer la colère, la culpabilité ou le vide sans avoir besoin de trouver les mots justes.
- Créer des rituels symboliques : Inscrire l’existence de ce bébé dans la matière, laisser une trace et lui donner une place dans l’histoire familiale.
Créer, c’est aussi s’autoriser à pleurer et accepter de ne pas aller bien, avant de remettre, peu à peu, de la couleur dans sa vie.
A l’aide des outils du Carnet de deuil©, je vous guide dans la création d’un carnet thérapeutique intime mêlant écriture, collage et arts plastiques pour traverser les étapes du deuil à votre rythme et trouver votre propre rituel créatif funéraire.
Pour respecter votre énergie et vos besoins, les séances s’adaptent à votre parcours que ce soit pour une séance individuelle sur mesure ou pour des ateliers en petit comité autour d’une thématique pour rompre l’isolement, et partager avec d’autres parents endeuillés.
Je suis spécialisée dans l’accompagnement du deuil périnatal. Vous pouvez prendre rendez-vous pour une séance en présentiel à l’atelier ou à distance par visioconférence.

