L’endométriose, une maladie encore méconnue

L’endométriose touche environ une femme sur dix. Pourtant, celles qui en souffrent attendent en moyenne plusieurs années avant d’obtenir un diagnostic, des années de douleurs minimisées, de traitements essayés, de doute et d’incompréhension.

Derrière ce délai, il y a des femmes dont la parole est minimisée, un corps qui souffre sans être entendu, et une maladie dont la réalité quotidienne — les traitements, les lésions, les douleurs chroniques, le handicap invisible mais pourtant bien réel — reste peu représentée.

Cette maladie ne se résume pas à des douleurs pendant les règles ; elle peut toucher la sexualité, la fertilité, l’énergie quotidienne, et bouleverser le rapport à son corps et à son projet de vie. Les idées reçues font le reste : l’endométriose ne disparaît pas toujours à la ménopause et ne se limite pas au seul enjeu de la maternité, contrairement à ce que les médias mettent souvent en avant.

Mon parcours : quand la maladie mène au deuil

Après plusieurs années d’errance sans obtenir de diagnostic, j’ai appris que j’étais atteinte d’endométriose sévère. Il s’en est suivi de nombreuses années de lutte pour défier la maladie jusqu’à sa récidive, qui m’a obligée à l’ablation de plusieurs organes (ovariectomie, hystérectomie) pour tout simplement vivre et me reconstruire.

Pour beaucoup de femmes, l’endométriose croise le chemin de la PMA et, parfois, du deuil : deuil de la grossesse espérée, de la maternité, de la vie qui avait été imaginée. C’est ainsi que j’ai traversé plusieurs deuils successifs : du deuil du bébé qui n’a pas été à terme au deuil ultime de tout espoir de maternité.

Ce deuil se traverse en même temps que la maladie elle-même ; c’est une double épreuve lorsqu’on se retrouve face à l’infertilité et à la stérilité.

J’en suis venue à me questionner : que faire face à une maladie incurable dont on ne meurt pas mais qui est extrêmement invalidante ?

Faut-il faire la guerre à la maladie comme à un ennemi à abattre, ou plutôt l’accepter pour mieux l’apprivoiser et cohabiter avec elle ?

Toutes ces épreuves m’ont permis d’aller plus loin dans mon cheminement artistique et thérapeutique.

Mon expérience de patiente nourrit ma pratique de thérapeute : je sais désormais ce que signifie cohabiter avec une maladie chronique, déposer les armes sans se rendre, et se réconcilier avec un corps souffrant.

Retrouvez mon témoignage dans le magazine de la santé (2018)

L’art-thérapie pour vivre avec l’endométriose

Face à la maladie, les mots manquent souvent. Le processus créatif offre un autre chemin : déposer ce qui ne peut pas se dire, se réconcilier avec son corps, retrouver ses ressources et remettre, pas à pas, de la couleur dans sa vie.

Vous pouvez prendre rendez-vous pour une séance en présentiel à l’atelier ou à distance par visioconférence, je propose un accompagnement individuel ou en ateliers collectifs.