Quitter les réseaux sociaux : retrouver ma liberté et mon éthique

Cette décision germait en moi depuis un moment et après mûre réflexion, j’ai décidé de me désengager des réseaux sociaux.

En tant qu’art-thérapeute, utiliser les réseaux sociaux et dépendre des GAFAM soulève en moi des questions éthiques profondes. Accompagner des personnes dans leur bien-être psychique tout en participant à un système qui, trop souvent, altère cet équilibre, me semble contradictoire. Comment concilier mon engagement pour une pratique respectueuse et bienveillante avec des plateformes conçues pour capter l’attention, générer de l’anxiété, et monétiser les données personnelles ?

Je mesure chaque jour les effets néfastes de ces plateformes : surcharge mentale, pression de la comparaison, angoisses amplifiées… Autant de mécanismes qui, trop souvent, altèrent notre équilibre plutôt que de le servir.

J’ai ressenti le besoin de retrouver une forme d’expression plus fidèle à mes convictions et à ma manière de pratiquer l’art-thérapie. Libérée de ces attentes et de ces restrictions, je souhaitais revenir à mon tout premier espace de création : le blog.

Dans une époque saturée d’images et de désinformation, il me paraît essentiel de retrouver un ancrage dans l’authenticité. L’art-thérapie ne se résume pas à une belle photo. C’est un processus profond, complexe, intime. Je ne me reconnais pas dans un espace de performance, où tout est calculé pour capter l’attention et où un algorithme décide de ce qui mérite d’être vu ou ignoré.

Je reviens donc ici, sur ce blog, comme on rouvre un carnet après une longue pause. J’aimerais y approfondir des sujets qui me tiennent à cœur : l’art-thérapie, la santé mentale, la création comme outil de résilience. Parler du processus plutôt que du résultat final : les doutes, les tâtonnements, les chemins de traverse.

Ce blog et ma newsletter sont désormais les espaces pour partager ce qui me tient à cœur, à mon propre rythme et avec ma voix.

Si ces mots résonnent pour vous, vous êtes les bienvenu·e·s par ici.