Casser les codes pour encourager les personnes handicapées à accepter leur corps

Image associéeManon Bodeving

Avoir confiance en soi n’est pas chose facile pour tout le monde, encore moins lorsqu’on est différent. Des modèles handicapés, âgés de deux à 54 ans, ont posé pour le projet photo “Limb Difference Awareness“. Dirigé par l’agence britannique de modèles Zebedee Management, ce superbe shooting prône la confiance en son propre corps et l’acceptation de soi. Tous les modèles présentent la même différence : certains sont nés avec un membre manquant, d’autres ont été amputés.

Que leur différence soit congénitale ou non (cancer, méningite, diabète, accident, ex-vétéran), ces modèles veulent simplement pouvoir se tenir debout, avec ou sans leur prothèse. Aujourd’hui, la représentation positive est importante dans les arts, la mode ou les médias. Pourtant les modèles handicapés peuvent facilement compter le nombre de fois où ils ont été représentés. Ces photographies célèbrent l’amour de soi et l’acceptation de leur propre différence.

Il y a deux mois déjà, Zedebee Management avait réalisé un autre projet photo avec des modèles atteints du syndrome de Down, à l’occasion de la journée mondiale de la Trisomie 21. Saviez-vous qu’il y a 8 millions de personnes trisomiques et 30 millions de personnes amputées dans le monde ? En France, on compte environ 50 000 personnes touchées par le syndrome de Down et 40 000 amputées. Et vous, seriez-vous capable de participer à un shooting pour exposer votre différence au monde entier ?

Monty, Ashley, Daniel, Marleen, Mollie et Grace

Crédits : Zebedee Management

Chantelle, Jamie, Mark, Dan, Nancy, Andrew

Crédits : Zebedee Management

Jamie

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Chantelle

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Crédits : Zebedee Management

Dan

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Nancy

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Andrew

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Ashley

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Daniel

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Monty

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Mark

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Mollie

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Grace

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Marleen

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Kelsey, Kiryn, Daisy et Neisha

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Kelsey

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Kiryn

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Daisy

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Neisha

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George, Oakley et Albie

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George

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Oakley

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Albie

Crédits : Zebedee Management

Imaginé par : Zebedee Management
Source : boredpanda.com

Et je choisis de vivre

La quête de sens d’une mère qui a perdu son jeune fils donne naissance à “Et je choisis de vivre”, un film lumineux qui parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d’un nouvel élan de vie. Les spectateurs ne s’y trompent pas et se bousculent aux avant-premières. Sortie en salles le 5 juin.

L’Odyssée connaît rarement une telle affluence. Vendredi 3 mai, la mythique salle de cinéma strasbourgeoise était comble. Plus un fauteuil de libre, des spectateurs hâtivement installés sur des chaises pliantes rajoutées au dernier moment, d’autres assis sur les marches. Les moins chanceux ont dû rentrer chez eux, cachant mal leur frustration. Pourtant, pas d’Avengers : Endgame au programme. A l’affiche, un film beaucoup plus modeste, Et je choisis de vivre, bouleversant documentaire sur le deuil et la possibilité d’une résilience. Sa sortie en salles est prévue le 5 juin, mais déjà dans tous les cinémas où il a été programmé en avant-première, des centaines de spectateurs se pressent pour voir ce film qui fait du bien. Et chaque jour de nouvelles avant-premières s’ajoutent aux précédentes un peu partout en France.

Mettre des mots sur les maux

Singulière destinée pour un film né de la douleur d’un couple, Guillaume et Amande, confronté à la disparition de Gaspar, leur petit garçon, mort la veille de sa première année. Lui, taiseux, n’est qu’action pour tenter de tromper le manque viscéral de ce fils. Elle, a besoin de mettre des mots sur les maux, de trouver un sens à ce qui n’en a pas, et surtout d’espérer que la douleur puisse un jour s’adoucir, l’absence s’apprivoiser, et la vie retrouver un peu de sa saveur. Tout à cette attente, elle décide de partir à la rencontre d’autres parents qui ont perdu des enfants et sont parvenus à se reconstruire. Si eux y sont arrivés, pourquoi pas elle ? Et si leurs expériences, leurs témoignages, leur bienveillance l’aident, pourquoi n’en serait-il pas de même pour d’autres parents endeuillés ? Naissance de l’idée d’un film.

Amande enrôle dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey et un jeune producteur à l'énergie contagieuse, Damien Boyer.

Long cheminement

Sont enrôlés par Amande dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey, que les téléspectateurs de France 5 ont croisé dans la série documentaire Nus et culottés, et un jeune producteur à l’énergie contagieuse, Damien Boyer. Peu à peu, le scénario se précise. Puisque le deuil est un long cheminement, Amande s’embarquera pour une randonnée de plusieurs jours dans les montagnes de la Drôme, où elle vit, et rencontrera à chacune de ses étapes d’autres parents qui ont traversé cette épreuve et sont arrivés à se reconstruire. Reste à financer le film. Pas simple. Une après l’autre, les portes se ferment. Le deuil a beau être l’expérience de vie la plus partagée, l’évoquer reste encore trop souvent tabou. Alors en faire un film… Partout, le discours est le même : « Parler de la mort, qui plus est de la mort d’un enfant… Trop sombre, aucune chance de faire de l’audience. N’y pensez pas. » Et pourtant si, ils ne pensent qu’à ça. Alors, ils entament un tour de France pour présenter le projet lors de quinze conférences baptisées « Deuil et renaissance », et lancent en parallèle une opération de financement participatif. Un succès : deux mille donateurs répondent à l’appel, faisant de cette levée de fonds en ligne la deuxième plus importante pour un film après celle du documentaire Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Et je choisis de vivre
“Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants”

Gaspar est mort. Et je choisis de vivre peut voir le jour. Mieux qu’un hommage, le film est une leçon de vie, une œuvre lumineuse qui parle du deuil avec justesse et authenticité. Pas simplement du deuil de l’enfant, de tous les deuils, du deuil « universel ». Amande bouleverse en acceptant de mettre à nu sa douleur, son désarroi, ses questionnements les plus intimes. Chacune des rencontres avec les autres parents l’aide (nous aide) à comprendre la normalité de ce que ressent toute mère qui a perdu un enfant ; à mieux appréhender ce parcours chaotique qu’est le processus de deuil ; à ne pas oublier l’absolue valeur du moment présent ; et finalement à entrevoir la possibilité d’un apaisement, d’une reconstruction. Aucune vérité là-dedans, pas de kit de survie non plus, juste une addition d’expériences singulières, de témoignages vécus, comme autant de sources d’inspiration, de tuteurs de résilience envisageables.

Tout au long, le film fait preuve d’un subtil équilibre entre la puissance émotionnelle de chacune des rencontres, l’évolution intime d’Amande restituée en voix off, et de magnifiques plans sur les paysages de la Drôme, éclatants en plein été indien. Pas à pas, Amande, s’approche du sommet des Trois Becs, point d’arrivée de sa longue randonnée. Rencontre après rencontre, elle avance dans son cheminement intérieur. Les mots font sens et résonnent, l’invitant, elle, comme chaque spectateur, à une véritable introspection dont la clé sera donnée par une des mamans de rencontre : « Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants. »

 

Le Journal Créatif, le mieux-être à portée de plume(s)

Cet article suisse explique ce qu’est le journal créatif tel que l’a définit Anne-Marie JOBIN. Bien que cette méthode de développement personnel soit facile à utiliser et accessible à tous, je ne peux que vous encourager à faire appel à un art-thérapeute compétent et qualifié pour vous accompagner dans le cadre d’une démarche thérapeutique telle que celle du deuil.


Publié le 17 Janvier 2019 par Saskia Galitch sur Femina.ch

Écrire ses pensées, mettre à plat ses émotions et se raconter dans un carnet personnel, c’est bon pour la tête. Excellent, même. Toutefois, comme le souligne l’art-thérapeute québécoise Anne-Marie Jobin, cela ne suffit pas forcément.

De fait, dit-elle, «lorsqu’on écrit son journal de façon trop rationnelle, on a facilement tendance à tourner en rond». Entendez: on risque de se répéter et, au bout du compte, de stagner dans ses problématiques. La solution? Le Journal Créatif, soit une méthode de développement personnel toute simple qu’elle a élaborée en 1998 et qui, mixant les forces de l’art-thérapie et de l’écriture créative, allie mots, dessin et collages.

© Asta (@wildish_wonder)

Une introspection créative

Elle explique: «Tout d’abord, il faut préciser que ce Journal Créatif n’est pas une aide à l’organisation comme peut l’être le Bullet Journal, par exemple. En revanche, comme le carnet intime, il sert d’outil de mieux-être: le processus est important. Pas le résultat.»

En d’autres termes, pas besoin d’avoir du talent pour la rédaction ni un joli coup de crayon, car l’idée n’est pas de réaliser une œuvre d’art mais d’entreprendre une démarche d’introspection en laissant parler sa créativité.

© Kathy (@kathrynzbrzezny)

Concrètement: en plus de l’écriture, qui est un langage plutôt conceptuel, on utilise aussi la langue des symboles, via le dessin et/ou les images que l’on découpe et que l’on colle selon son envie du moment.

Or, la combinaison de ces trois différents moyens d’expression, conjugaison qui fait fonctionner «tout le cerveau», permet de nous «reconnecter à notre moi profond», d’avoir «davantage accès à nos intuitions et à notre inconscient» et, pour le coup, de «déposer le trop-plein» sans s’imposer de filtres.

En effet, se laisser aller aux formes, aux teintes ou à des mots automatiques (donc non réfléchis) et à des calligraphies différentes (gribouillons, écriture non-rectiligne, etc.), peut faire émerger des messages de notre vrai moi que l’on aurait pu censurer en se contentant d’aligner des phrases de manière standard.

Autrement dit, en lâchant sa créativité, on peut plus facilement prendre de la distance par rapport à nos états d’esprit et même «trouver des réponses à nos interrogations», souligne Anne-Marie Jobin. Qui ajoute: «Se lancer dans une telle démarche est aussi un bon moyen de s’offrir un moment à soi, de débrancher.

Pour certains, cette plongée dans la vie intérieure passe par la méditation — mais tout le monde n’y arrive pas. Le Journal Créatif est une manière active efficace de se reconnecter à soi et à ses émotions!»

© Noor Unnahar (@noor_unnahar)

D’accord, mais pratiquement, comment s’y prendre? En gros, il suffit de décider de se donner rendez-vous à soi-même le plus régulièrement possible, muni d’un cahier, de stylos pour écrire, de quelques crayons de couleurs et/ou de pastels, feutres, Neocolor, gouache ou encres de différentes teintes et, pour les collages, d’avoir prévu des ciseaux, de la colle, des vieux magazines, des feuilles colorées, puis… de se lancer.

En toute liberté ou selon des thématiques spécifiques (un stress à évacuer, une décision à prendre, un deuil à travailler…)

© JanuaryPaperCo (@januarypaper.co)

Tout oser

Auteure de plusieurs guides et fondatrice de l’école Le jet d’Ancre, où elle enseigne les principes de cette pratique, l’art-thérapeute précise que sa méthode compte une multitude de techniques: écriture en spirale, en étoile, en carré, bref, dans tous les sens, rédaction de lettres qu’on n’envoie pas ou encore de contes, de conversations imaginaires…

… le tout complété par des jets spontanés, des dessins abstraits, des mandalas, des gribouillis, des esquisses réalisées de sa fausse main ou à l’aveugle et des collages réalisés à partir de photos ou de mots découpés dans des journaux.

En savoir plus: journalcreatif

© Evon (@lollalane)

Rituel annuel pour défier le biais de négativité

En 2018 je vous proposais de tester dès la nouvelle année un petit rituel (que vous pouvez voir ci-dessous ou plus en détail ici) afin que l’année écoulée puisse être savourée à l’heure du bilan.

Aujourd’hui 1 an après, bien que je n’ai pas toujours régulièrement pris le temps de remplir notre contenant j’ai pu découvrir notre récolte et réaliser que l’année bien qu’elle fut remuante et parfois douloureuse, était riche en heureux événements :

Quel intérêt y-a-t-il à faire ce rituel ?

Le cerveau a une tendance naturelle à capter et à s’arrêter sur les mauvaises nouvelles et à produire des pensées négatives comme l’explique très bien cet article dont voici quelques extraits :

Notre cerveau semble « préférer » les informations négatives aux positives. C’est ce que les psychologues appellent le « biais de négativité » : il pèse lourdement sur nos prises de décisions et nos jugements. Les racines de ce phénomène sont très anciennes : en milieu hostile, ou face à des situations douloureuses ou dangereuses, le fait que le cerveau mémorise en priorité les données négatives, et que cette tendance imprègne l’ensemble de la situation, est un mécanisme qui permet de prendre les bonnes décisions et de sauver des vies, notamment lorsqu’il faut se protéger, fuir ou combattre.

La force des émotions et des événements négatifs se manifeste dans différents contextes : dans la vie de tous les jours, suite à un traumatisme ou même à une mauvaise nouvelle, avec notre entourage, lorsque nous nous remémorons davantage les heurts que les moments heureux ; sur les réseaux sociaux si nous sommes blessés par une remarque, ou encore lorsque nous apprenons de nouvelles choses et subissons des échecs. Les émotions négatives, les mauvaises attitudes de nos parents, les remarques désagréables de nos collègues ont un impact bien plus important sur notre façon d’être que leurs équivalents positifs.

Cependant cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas travailler à améliorer sa vie. Ce rituel permet justement de faire apprendre à notre cerveau à développer la gratitude.

Selon le dictionnaire Larousse, la gratitude est la : « Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur ».

Bien que je sois contre la tyrannie de la positivité comme je l’expliquais ici :

De la dictature du bonheur au déni de la réalité

Il me semble primordial de prendre conscience des choses positives qui se produisent dans notre existence pour apprendre à relativiser malgré les épreuves de vie. Le bonheur se crée et s’exerce au quotidien. En effet plusieurs études scientifiques menées ces dernières années, ont montré que, l’âge avançant, nous aurions tendance à développer le biais inverse, c’est-à-dire à voir davantage le positif que le négatif.

Le fait de développer sa gratitude a par ailleurs un effet mesurable sur le bien-être et la satisfaction dans la vie d’une manière générale (Wood, Froh & Geraghty, 2010).

S’entraîner ainsi à exprimer sa gratitude a de nombreuses conséquences bénéfiques sur  :
La santé physique (renforcement du système immunitaire, meilleur sommeil)
La santé mentale (plus d’émotions positives, plus d’optimisme et plus de bonheur)
Les relations sociales.

Parents sans enfant – création : Noël sans toi

Si Noël est souvent un moment de réjouissances et de communion, pour certaines personnes cette période peut s’avérer douloureuse…

En tant que Parent sans enfant, les fêtes sont extrêmement douloureuses à vivre et peuvent réveiller certaines blessures. Il est parfois difficile pour les proches de savoir comment interagir.

L’association Parents Orphelins qui représente l’ensemble des parents qui vivent un deuil périnatal (c’est-à-dire toute personne ayant vécu une grossesse qui s’est soldée par le décès d’un bébé, qui survient au cours de la grossesse, lors de l’accouchement ou dans sa première année de vie) a écrit un très bel article en ce sens dont j’ai sélectionné et adapté quelques extraits :

Il est parfois difficile pour l’entourage de comprendre ce que ressentent les parents sans enfant, à plus forte raison durant la période des Fêtes. En effet, c’est généralement le moment de l’année consacré aux réjouissances en famille, avec les amis. L’atmosphère est à la fête, mais pour de nombreuses familles en deuil de leur bébé, cela peut être difficile.

Ce deuil est complexe : il s’agit de faire le deuil d’un avenir et de tous les rêves faits pour cet enfant qui ne se réaliseront jamais.

C’est voir ses rêves de fonder une famille ou de l’agrandir s’envoler. Ce n’est pas dans la nature des choses que la vie s’arrête avant même de commencer. Les parents ont alors à vivre un long et complexe processus de deuil. Ils ont besoin d’aide, d’encouragement et de reconnaissance. Les parents doivent donc apprendre à vivre leur vie en trouvant la place que prendra leur petit bébé dans celle-ci, comme il ne vivra pas à leurs côtés… mais dans leurs souvenirs et dans leur cœur.

La plupart du temps, les proches se sentent démunis devant la douleur des parents et impuissants devant la colère et l’incompréhension que la mort de l’enfant suscite.

Voici donc quelques conseils et suggestions :

Respecter le deuil des parents

L’enfant que ces parents attendaient, qu’ils avaient imaginé à leurs côtés à cette période n’y est pas et il est parfaitement normal qu’ils en soient affectés et qu’il n’aient pas le cœur à célébrer.

  • Acceptez qu’ils n’aient pas envie de prendre part à toutes les célébrations et à toutes les activités auxquelles ils auront été invité(s), ou auxquelles ils avaient auparavant l’habitude d’assister.
  • Offrez-leur, par exemple, le droit de décider à la dernière minute s’ils assisteront ou non, à une célébration ou encore de de répondre « peut-être ».
  • Informez-les de la présence de bébés ou de femmes enceintes pour qu’ils puissent choisir d’être à leur contact … ou non, et de s’y préparer s’ils choisissent de venir.
  • À moins que les parents ne veuillent pas en parler, soulignez la mémoire du bébé, n’ayez pas peur de leur parler et d’en parler, de l’appeler par son prénom. Vous pouvez aussi offrir un cadeau significatif en son nom, allumer une bougie, accrocher une décoration dans le sapin pour lui, ou un bas de Noël.

Ne cherchez pas les mots magiques

Il n’est pas nécessaire de trouver des mots magiques. Il suffit souvent d’être à l’écoute de la peine de l’autre, sans jugement.

  • Sachez qu’écouter signifie écouter sans jugement et sans interpréter et ne veut pas dire avoir réponse à tout et donner des conseils.
  • Il ne faut pas avoir peur du chagrin des parents. S’ils pleurent, c’est qu’ils se sentent en confiance en notre présence et ces larmes aideront leur cœur à guérir.
  • Soyez patient(e) avec eux : le processus du deuil de leur enfant a un rythme, le leur. Ce qui signifie que le deuil ne peut ni être accéléré, ni mis sur pause et qu’il est tout à fait normal de ressentir de la tristesse alors que tout le monde s’amuse autour d’eux.
  • Soyez prudents dans vos commentaires sur les événements ou sur ce qui les a précédés, car cela peut ajouter à la culpabilité des parents.
  • Un message de sympathie est toujours approprié et réconfortant pour les parents. Vous pouvez leur dire que vous êtes désolé(s) de ce qui leur est arrivé et que vous êtes sensibles à leur peine, leur détresse.

Article en intégralité ici

 

L’approche des fêtes de fin d’année étant une période douloureuses pour toutes les personnes en deuil, voici une invitation créative de Nathalie Hanotpsychologue clinicienne que je partage ici afin que ce temps des Fêtes puisse être le plus apaisant possible pour vous :

Noël sans toi

Se préparer à un Noël, sans l’absent, avec le carnet de deuil : une page de création particulière.
Pour Jean Monbourquette, la septième étape du deuil est celle de l’héritage. Cette étape consiste à récupérer pour soi l’énergie, l’amour, les qualités mêmes de l’être disparu. Laisser partir l’autre dans le deuil, c’est aussi se disposer à recevoir en héritage, ces mêmes qualités et talents. On peut alors accueillir la nouvelle présence en soi de cet être cher.
Voici une page « héritage » pour le carnet de deuil, destinée aussi à prendre un temps précieux pour préparer un Noël sans l’autre.

Matériel requis :
Votre journal
Les gabarits proposés suivants : un sapin, des cadeaux, des boules de Noël et une étoile.
Votre matériel de base (couleurs, ciseaux, colle …).

Consignes :
1. Commencez par imprimer et découper les formes proposées (sapin, paquets cadeaux, boules de Noël pour décorer le sapin, l’étoile).
2. En guise d’échauffement, prenez un temps pour colorer et coller votre sapin sur une nouvelle page de votre journal. Ce faisant, installez-vous dans l’exercice.
3. Décorez votre premier paquet cadeau. Il s’agit du cadeau que vous laisse l’être disparu. Que vous offre-t-il pour Noël ? Collez le paquet au pied du sapin et répondez en écriture spontanée, en spirale autour du paquet. Sur le paquet, notez un ou deux mots qui rappellent bien ce cadeau. Dessinez ensuite une étiquette avec votre prénom. Ce cadeau, cet héritage est pour vous.
4. Décorez votre deuxième paquet cadeau. Il s’agit du cadeau que vous auriez aimé faire à l’absent, ou d’un cadeau symbolique que vous souhaitez lui transmettre. Collez votre cadeau, et écrivez en spirale tout autour sur l’offrande que vous lui faites symboliquement. Terminez par un mot ou deux, en synthèse sur le paquet. Dessinez une étiquette et inscrivez son prénom.
5. Dans les boules qui éclairent votre sapin, inscrivez, en écriture spontanée, la nouvelle présence de l’être aimé disparu. Vous pouvez à chaque fois commencer votre phrase par : « tu es présent(e) dans…
6. Collez ensuite vos boules de Noël pour décorer votre sapin.
7. Dans l’étoile, faites un vœu et placez-la au sommet du sapin.
8. Continuez ensuite à décorer votre page pour qu’elle vous plaise et que vous vous sentiez en harmonie avec elle.

Accompagner le deuil et rendre hommage au défunt

En cette période particulière réservée à la commémoration de nos morts, j’aimerais mettre en lumière un métier pas comme les autres : le thanatopracteur qui prépare et prend soin du corps du défunt avant son dernier voyage. Il joue un rôle primordial aussi pour les familles en prenant part indirectement au processus de deuil.

«Je ne travaille pas sur les vivants, mais pour les vivants, confie, avec simplicité et détachement, Sébastien Bonnafous, et surtout j’accompagne du mieux que je peux les proches.» Dès que son téléphone sonne, il se rend chez les défunts ou en chambre funéraire pour réaliser un soin de conservation – «partie la plus technique» – d’hygiène et de présentation. «Parfois, une simple toilette suffit. On coiffe la personne, on la maquille légèrement», explique-t-il. Le corps sera simplement installé sur un lit réfrigérant. Mais à la suite d’une longue maladie, d’une chimiothérapie, d’un suicide, d’un accident de la circulation, les soins deviennent plus techniques. Si souvent une heure suffit pour réaliser la totalité des soins, Sébastien Bonnafous peut parfois passer plusieurs heures, voire plusieurs jours, à préparer le défunt. Et ce, toujours «en s’attachant aux petits détails». Un travail minutieux «qui doit frôler la perfection. Il faut que la famille ressente que je me suis occupé de son proche avec toute l’attention possible, que j’ai apporté tout ce que je pouvais apporter», complète le thanatopracteur dans l’article de la depeche.fr

Cela me fait penser à ce magnifique film

où l’accompagnement au grand voyage est sublimée avec un profond respect et beaucoup de bienveillance sur cet art délicat qu’est le rituel de mise en bière au Japon.

Dans ses souvenirs, Axel a toujours été fasciné par le corps indique le thanatopracteur dans l’article de France info. « J’ai toujours été très intéressé par l’anatomie, le corps humain. Je voulais travailler dans ce domaine ». Après un stage en maison de retraite lors de ses études médicales et sociales, il a le déclic. « Une fois, un résident est décédé et je l’ai porté en chambre mortuaire. Je ne savais pas ce qu’il se passait ensuite. On m’a dit que les pompes funèbres allaient s’occuper de lui. » Axel se renseigne, navigue de forum en forum pour découvrir « les métiers de la pompe », et tombe sur des discussions sur la thanatopraxie. « J’avais déjà mis cette idée dans un coin de ma tête, mais là, je me suis décidé. Je trouvais que l’embaumement était vraiment un travail passionnant, qui permettait d’accompagner les familles dans le deuil en toute discrétion. » 

« Je me concentre sur mes gestes, je suis seul dans le calme, le silence, face à un corps que je cherche à embellir au mieux. Ça m’apaise vraiment. »

Malgré ces rares moments de solitude, Axel prend beaucoup de recul sur son métier, et se fiche des clichés : « Non, je n’ai pas de fascination morbide. Le problème c’est que la mort est taboue dans notre pays, on évite d’en parler. On célèbre les morts de manière assez sinistre, ce n’est pas comme au Mexique ! »

La mort est un tabou que l’on a du mal à briser, 59% des français pensent « souvent » ou « de temps en temps » à la mort avec le lot de questions qu’elle soulève sans forcément oser en parler. Aussi le dernier numéro de Ça m’intéresse propose 200 questions et infos étonnantes sur la mort.

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Retrouvez à cette occasion un podcast audio en 5 épisodes, « Ma vie avec la mort » : 5 personnes qui côtoient la mort au quotidien, ils nous expliquent leur métier, la raison de leur choix et ce que leur profession a changé dans leur rapport à la vie et prochainement l’interview de Mélodie, thanatopracteur.

De la dictature du bonheur au déni de la réalité

«C'est fou de voir à quel point ces instagramers montrent une vie naturelle et très parfaite en même temps. Ça teinte notre façon de concevoir une vie réussie.» La dictature du bonheur, demain 21h, à Télé-Québec.

Publiée par La dictature du bonheur sur Dimanche 13 novembre 2016

« C’est fou de voir à quel point les instagrameurs montrent une vie naturelle et très parfaite en même temps. Ça teinte notre façon de concevoir une vie réussie, il n’y a pas beaucoup de place sur les réseaux sociaux pour des choses qui ne sont pas « parfaites », qui ne représentent pas une forme de perfection. »

Ce documentaire très édifiant de Marie-Claude Élie-Morin que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici permet de faire le point sur ce qu’est réellement le bonheur.

Nous passons notre vie à courir après et pourtant parfois il est juste là mais on ne le voit pas.

A force de se comparer constamment aux autres pour être le meilleur et paraître si parfait, si positif, nous pouvons passer à côté de qui nous sommes.

La pression sociétale est telle que nous devons être performant en tout, nous n’avons pas le droit d’échouer. Et pourtant la vie est remplie d’épreuves qui peuvent nous faire basculer à tout moment.

Mais pouvons-nous nous autoriser à avoir le droit d’être triste et de pouvoir avoir peur avec l’injonction de devoir à tout prix « être heureux » ou de « positiver ». Les émotions négatives sont malheureusement devenues tellement taboues socialement qu’il n’y a pas toujours la place pour oser les exprimer dans notre société.

Cet excès de pensées positives est dangereux, il nous coupe de nos émotions négatives qui sont fondamentales et ont une raison d’être : nous alarmer pour prendre soin de nous.

Donc à défaut de guérir, comme certains ouvrages le prônent, les pensées positives peuvent nous entraîner dans une spirale bien plus dangereuse, celle du déni.

Il faut accepter de pouvoir voir la réalité telle qu’elle est si imparfaite pour trouver le bonheur car ce bonheur de perfection n’est qu’illusion.

La psychologue Susan DAVID explique justement avec brio le pouvoir de la vérité émotionnelle face au pouvoir destructeur du déni.

« Des émotions normales, naturelles sont vues comme bonnes ou mauvaises. Être positif est devenu une nouvelle forme de correction morale. On dit automatiquement à ceux atteints de cancer de rester positifs. Aux femmes, d’arrêter d’être en colère. Et la liste continue. C’est une tyrannie. C’est une tyrannie de positivité. »